Vous avez dit "apache"

Vous avez dit « apache » ?

Cette saison encore, nous allons participer à la Fête de Paris, et notamment la grande Parade du Panthéon le dimanche 13 septembre. Il s’agit d’un défilé en costumes qui retrace telle une fresque géante, l’histoire de Paris, depuis les Vikings du 12e siècle à la Libération en 1945. Nous y représentons bien modestement les voyous parisiens du 19e siècle, en plein dans la Belle Epoque.

Et comme tous les ans, j’en profite pour me replonger dans l’Histoire des Apaches, qui s’avère être au fil du temps un iceberg dont je suis encore loin d’approcher la pointe immergée. Aussi, histoire de partager le fruit de mes recherches et de garder une trace de ce sur quoi j’ai pu mettre la main pour les prochaines occasions, je compile toutes ces informations sous la forme d’un article, qui méritera d’être enrichi ou mis à jour au fur et à mesure.

Mes recherches m’ont conduit vers des sujets très différents, mais tous liés bien évidemment aux apaches :

  • qui ils et elles étaient, d’où ils venaient, et quels sont les principales figures qui en restent aujourd’hui
  • il est bien connu qu’ils employaient l’argot parisien, mais par où commencer ?
  • comment s’habiller pour ressembler à un apache et pas seulement à un cliché
  • dans le cadre de la parade, que proposer en guise de spectacle aux spectateurs, car défiler c’est sympa, mais se mettre sur la figure, c’est mieux

Quand on veut des sources

Sur le sujet, je suis tombé sur deux articles particulièrement instructifs et documentés.

Le premier s’intéresse à l’apparition du terme même d' »apache » dans les colonnes des journaux de la fin du XIXe et du début du XXe pour dater avec précision l’emploi du terme. L’auteur évoque également sur le rôle qu’a pu jouer la presse à scandale sur l’opinion publique. Enfin, un passage est consacré aux tenues des apaches, hommes et femmes, d’où j’ai pu tirer quelques renseignements supplémentaires pour la partie « costumes » ci-après.

Le second article insiste beaucoup plus sur le poids des représentations dans les journaux des faits divers macabres sur la représentation que nous avons conservée des apaches. L’auteur démonte plusieurs idées reçues sur ces bandes : il ne s’agissait pas d’une pègre organisée, ni même de dangereux gangs de « sauvages » sanguinaires, mais probablement plus de groupes marginalisés dont les pénibles conditions de vie poussaient parfois à trouver des moyens moins légaux que leur métier pour subvenir aux besoins de leur famille.

Les deux articles possèdent des bibliographies bien fournies, sans doute des pistes de recherches pour les prochains événements.

Jaspiner le jars

Pour bien incarner un apache, rien de tel que quelques mots de jargon (« jars ») bien imagés. Mais ce n’est pas évident d’assimiler les quantités de mots (dont pourtant un bon nombre sont passés dans le langage courant) et de les utiliser ensuite spontanément.

Pour aider à fluidifier la pratique, j’ai tout d’abord compilé dans un document des mots ou expressions qui me semblaient utiles dans notre situation.

https://docs.google.com/document/d/1A71wkCDeW1_Y6UEwjFwClrrMWwXIrVqDsW3gNzP4Q10/edit?usp=sharing

Deuxième document, une planche anatomique pour aider à se souvenir des termes à employer quand il s’agit du corps humain :

Les bonnes fringues

Alors oui, on connaît évidemment cette image d’Épinal de l’apache : casquette, marinière, foulard, ceinture de flanelle. Mais justement

Et autre question importante : comment se fringuer quand on est une femme ? Une façon de procéder consiste à faire comme les hommes, sauf que voilà, si cela passe dans un contexte comme le Salon Fantastique, c’est tout de suite moins historique pour la Fête de Paris.

Des saynètes pour épater la galerie

Les saisons précédentes, nous y sommes allés à-la-encore-une, sauf que ce n’était pas très satisfaisant : nous ne savions pas trop quand lancer les combats, ni lesquels, tout le monde n’était pas prêt au bon moment, et des scènes -pourtant historiques- comme le Coup du Père François n’étaient pas simples à mettre en place sans les répétitions ou les explications adéquates. Qui plus est, lorsque nous avons gentiment proposé aux participants déguisés en bourgeois s’ils accepteraient de se faire stranguler et dépouiller devant tout le monde, ils ont poliment décliné, allez savoir pourquoi.

Par conséquent cette fois-ci nous avons opté pour une autre stratégie :

  • des scénarios pré-écrits (avec des variantes) nous permettant, suivant le temps et la place, de proposer des mini-spectacles thématiques variés
  • un bourgeois sur-mesure qui nous accompagnera et que nous pourrons victimiser (ou pas) tout le long du cortège

https://docs.google.com/document/d/1WeOSmtI7KBxWjAy7xqe1lPcJwBdQXRkf1mfH9TajY14/edit?usp=sharing

Presque d’époque

Petit bonus, je suis tombé sur le travail de Ferdinand Zecca dont j’ignorai jusqu’à l’existence. Et pourtant ce monsieur a réalisé un paquet de films. Une de ses oeuvres m’intéressait beaucoup : Les Apaches de Paris mais malheureusement elle semble introuvable sur les Internets (si quelqu’un a des pistes, je suis preneur).

Trouvable en revanche est la « Grève des Apaches » d’un autre auteur : Etienne Arnaud. C’est n’importe quoi mais c’est très drôle. Et il y a des costumes.

les apaches à la fête de paris 2025

« Fête de Paris », où parade rime avec baston

Pour la deuxième année, nous avons eu l’honneur de participer à la grande Parade dans le cadre de la « Fête de Paris » (anciennement « Paris Vaut Bien une Fête ») organisé par l’association Paris-Geneviève depuis 2022. Le défilé a rassemblé un millier de figurants et une trentaine de véhicules de toutes les époques, depuis les vikings jusqu’à la Libération de Paris à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et s’est tenu autour du jardin du Luxembourg le 7 septembre 2025.

Nous avons été contactés pour représenter bien évidemment les apaches, les voyous parisiens de la fin du XIXe et du début du XXe siècle qui sévissaient dans les rues de la capitale et menaient la vie dure aux bourgeois et à la police.

Nous faisions partie du tableau « Joséphine Baker à Paris » pour célébrer les 100 ans de l’arrivée de l’artiste à Paris. C’était certes un tantinet anachronique de nous retrouver ici, mais nous avons vite sympathisé avec la comédienne qui l’incarnait et nous nous sommes fondus dans la masse sans que cela ne semble soulever de problème.

Nous avons bien évidemment profité de l’occasion pour tenir le crachoir et nous rentrer dans le mou dès que l’occasion s’est présentée à grands coups de gourdins dans le museau. Le public de Paname était au rendez-vous et nous avons su, je pense, secouer quelques puces en promenant notre viande autour du Luco.

Cette année, l’équipe était composée d’Alexis, Babek, Jocelyn, Kévin, Mathilde, Paul, Sterenn et moi-même. Merci à tous les participants pour leur investissement personnel et sartorial (c’est pas si simple de se grimer en apache sans faire trop cliché) !

En termes d’organisation interne, nous avons mis en place trois nouveautés :

  • deux lots de cannes, répartis entre les démonstrateurs : d’un côté les gros gourdins qui font peur, destinés uniquement à être exhibées et de l’autre les cannes vertes ou rouges maquillées en « armes » qui servaient aux démonstrateurs à se taper dessus.
  • deux marcheurs en fin de groupe avaient pour tâche de faire en sorte que le groupe suivant (notamment constitué d’une voiture de collection) laissait suffisamment de place à ceux qui se bagarraient pour éviter tout risque.
  • un répertoire de mots d’argot parisien pour donner de la profondeur à nos personnages et gratifier les passants de quelques expressions tout droit sorties du cru.

Plus quelques petits pas de danse improvisées pour accompagner notre personnage, Joséphine, en tête de tableau.

Bravo aux organisateurs pour cet événement qui prend de l’ampleur tous les ans et auquel nous participerons encore avec beaucoup de plaisir.

Salon Fantastique 2025 – bilan

Nous étions une nouvelle fois au Salon Fantastique cette saison. L’équipe constituée de Xavier, Kévin, Marjolaine, Alexis, Jocelyn, Sterenn, Jerome, Pierre, Amélie, Julien, avec l’appui de Nicolas (VICCB) ont assuré initiations et démonstrations de Canne de Combat au Parc Floral où se tenait cette édition.

parade paris vaut bien une fête canne de combat bâton

« Paris Vaut Bien une Fête » : Les Apaches à…

Introduction :

Le dimanche 8 septembre 2024, notre association a participé à la grande parade « Paris Vaut Bien une Fête », un événement historique et festif qui a fait revivre différentes périodes de l’histoire de la capitale. Cette année, nous avons eu le privilège de représenter les « Apaches », ces mauvais garçons du XIXe siècle, connus pour leur allure rebelle et leur présence dans les quartiers populaires de Paris. Retour sur une journée haute en couleur à travers les rues de la Ville Lumière.

1. L’équipe des Apaches en action :

Pour cette édition 2024, six membres de notre association ont pris part à la parade : Sterenn, Kévin, Jocelyn, Babek, Guilhem et Xavier. Tous étaient habillés en costumes d’époque, fidèles aux Apaches, avec leurs casquettes, foulards et cannes caractéristiques. Cette immersion dans le Paris populaire du XIXe siècle nous a permis d’incarner l’esprit rebelle de ces figures légendaires, tout en rendant hommage à l’histoire de la capitale.

2. Une parade historique à travers Paris :

Le départ a été donné depuis le Panthéon, point de départ emblématique pour cette célébration de l’histoire parisienne. Nous avons défilé à travers les rues, contournant le jardin du Luxembourg, où de nombreux spectateurs, locaux et touristes, se sont arrêtés pour observer les différentes époques de Paris mises en scène. Chaque participant a joué son rôle à la perfection, adoptant des postures et des mouvements inspirés des Apaches, avec un clin d’œil à notre spécialité, la Canne de Combat, même si l’on sait que les mauvais garçons lui préféraient largement le surin.

3. Une arrivée spectaculaire à l’esplanade Gaston Monnerville :

La parade s’est achevée à l’esplanade Gaston Monnerville, où nous avons rejoint les autres participants représentant différentes époques de l’histoire de Paris. L’ambiance était à la fête, et de nombreux échanges ont eu lieu entre les participants et les spectateurs. La représentation des Apaches a suscité beaucoup de curiosité et d’intérêt, en particulier pour leur utilisation de la canne comme arme de défense, une tradition que notre association fait perdurer.

4. Un moment fort pour notre association :

Cette parade a été une occasion unique de lier notre passion pour la Canne de Combat et notre amour pour l’histoire de Paris. Représenter les Apaches lors de cette reconstitution historique a permis à notre association de s’ancrer dans un événement culturel majeur de la capitale, tout en rappelant l’importance de cette discipline sportive dans l’histoire parisienne. C’est également une manière ludique de faire découvrir la canne sous un autre angle, celui des pratiques populaires du XIXe siècle.

Conclusion :

La participation de notre association à « Paris Vaut Bien une Fête » a été un franc succès. Entre l’immersion historique et les échanges avec le public, cette journée restera gravée dans les mémoires de nos participants. Nous avons hâte de renouveler l’expérience lors de prochains événements, toujours avec la volonté de promouvoir la Canne de Combat et de rendre hommage à ses racines historiques dans la culture parisienne.

démos de canne et bâton au Salon Fantastique 2023 de Paris

Salon Fantastique 2023 – bilan

La participation de l’association au Salon Fantastique 2023 a constitué une expérience globalement positive, tant sur le plan humain que sur la visibilité de la canne de combat et du bâton. L’événement a été marqué par une ambiance conviviale et un public curieux, souvent ouvert à la découverte de pratiques originales. Plusieurs membres ont souligné le plaisir de retrouver l’univers des salons ainsi que de revoir des connaissances et d’échanger avec d’autres exposants.

Cette année l’équipe (répartie sur les 3 jours) était composée de : Zippo, Jocelyn, Kévin, Nicolas, Marjolaine, Jérôme A, Lucile, Pierre, Elliot, Jérôme M, Amélie, Mallaury, Xavier, Nathan et Aaron.

Animation du stand et relation au public

Le stand a été jugé globalement efficace : bien situé, toujours occupé, et générant un flux constant de visiteurs intéressés. Les initiations ont rencontré un bon accueil, notamment lorsque l’encadrement était adapté (idéalement un encadrant pour deux participants). Le public a montré un réel intérêt pour la pratique et pour les objets présentés, même si cela ne s’est pas traduit par des ventes.

Cependant, plusieurs axes d’amélioration ont été identifiés. Le manque de supports visuels et d’information (affiches, prospectus, planning) a parfois limité la compréhension de l’activité par les visiteurs. De plus, certains aspects logistiques pourraient être améliorés, comme le nombre de chaises, la gestion du matériel (notamment les cannes disponibles) et l’anticipation des besoins en contenu visuel (photos, vidéos).

Démonstrations et contenu artistique

Les démonstrations ont suscité de l’intérêt mais ont souffert d’un manque de préparation globale. L’absence de filage structuré en amont a entraîné des enchaînements parfois brouillons, un manque de cohérence narrative et une répétitivité dans les séquences. Plusieurs participants ont souligné la nécessité de mieux distinguer démonstration technique et dimension spectaculaire, en intégrant davantage de jeu d’acteur, de variations de rythme et de scénarisation.

La qualité technique était globalement correcte, mais parfois en retrait faute de rigueur ou de préparation suffisante. Certaines séquences, comme la double canne, ont été appréciées malgré quelques imperfections. L’intégration de musique et de transitions plus travaillées apparaît comme un levier important pour améliorer l’impact des prestations.

Organisation et préparation

Le principal point faible relevé concerne l’organisation en amont. Le manque d’anticipation, l’absence de préparation collective et la communication tardive sur les passages ont généré du stress et limité la qualité des démonstrations. Une meilleure planification (filage, répartition des rôles, préparation des contenus) est jugée essentielle pour les prochaines éditions.

En revanche, la gestion du stand sur place a été fluide, avec une bonne rotation des membres et une implication collective appréciée. La présence de personnes dédiées à la captation (photos/vidéos) a également été identifiée comme un réel atout à pérenniser.

Conditions matérielles et environnement

Le cadre du salon, notamment au Parc Floral, a été jugé agréable, bien que certains aspects organisationnels de l’événement aient été critiqués (manque d’artisans, organisation perfectible). Les conditions techniques, comme la sonorisation, étaient globalement satisfaisantes mais parfois inégales.

Enfin, plusieurs remarques plus informelles témoignent de l’importance de la logistique conviviale (repas, moments de pause), qui contribue aussi à la qualité de l’expérience collective.

Axes d’amélioration prioritaires

  • Anticiper davantage la préparation (filage, scénarisation, répétitions)
  • Structurer les démonstrations avec plus de cohérence et de variété
  • Développer les supports de communication (affiches, vidéos, planning)
  • Améliorer la gestion du matériel et des ressources sur le stand
  • Renforcer l’encadrement des initiations
  • Travailler les transitions, la musique et la mise en scène
  • Prévoir une organisation interne plus claire et plus en amont

Conclusion

Malgré des lacunes organisationnelles, cette participation reste une expérience enrichissante pour l’association. Elle a permis de renforcer la cohésion du groupe, de tester des formats d’animation et de mieux identifier les attentes du public. Avec une préparation plus rigoureuse et une structuration accrue des interventions, les prochaines participations pourront gagner significativement en impact et en qualité.

Démos et initiations de Canne de Combat au Salon Fantastique 2019

Salon Fantastique 2019

La participation au Salon Fantastique 2019 s’inscrit dans une dynamique globalement très positive. L’événement confirme la montée en maturité du groupe, tant sur le plan collectif que dans la qualité des démonstrations proposées. L’ambiance générale, largement soulignée par les participants, a constitué un point fort majeur : la cohésion de l’équipe, l’intégration réussie des nouveaux et les bonnes relations avec les autres associations ont contribué à créer un cadre à la fois efficace et agréable.

De vraies améliorations

Sur le plan des démonstrations, une progression notable est observée, notamment en canne savate, avec des échanges plus fluides, mieux maîtrisés et plus lisibles pour le public. Le jeu de scène et la capacité d’improvisation renforcent également l’intérêt des prestations, qui gagnent en dynamisme. Cette évolution se reflète dans la réception du public, jugée très positive : les spectateurs se montrent réceptifs, les initiations attirent davantage de participants qu’auparavant, et les échanges se prolongent fréquemment au-delà des séances, traduisant un réel intérêt pour la discipline.

Toutefois, ces résultats reposent encore en partie sur la capacité d’adaptation du groupe plutôt que sur une organisation pleinement maîtrisée. Le manque d’anticipation constitue le principal point de fragilité identifié. La préparation logistique reste inégale, avec des supports de communication parfois absents, un matériel insuffisamment anticipé et des conditions d’installation perfectibles. De même, le planning tardif et certains dysfonctionnements dans l’organisation globale ont nécessité une gestion dans l’urgence.

Points à améliorer

Sur le plan technique, des disparités persistent. Si certaines disciplines sont désormais bien maîtrisées, d’autres, en particulier la double canne et les armes mixtes, souffrent d’un manque de préparation spécifique, ce qui nuit à la lisibilité et à la qualité de certaines démonstrations. Les transitions et la structuration d’ensemble mériteraient également d’être davantage travaillées afin de maintenir un rythme fluide et d’éviter les ruptures dans la dynamique des présentations.

Enfin, la communication autour du stand et des activités reste perfectible. Le potentiel d’interaction avec le public, pourtant bien présent, pourrait être mieux exploité à travers des outils, des supports et une animation plus structurée.

Conclusion

En définitive, cette participation met en évidence un collectif solide, capable de proposer des prestations de qualité et de susciter l’intérêt du public. Pour franchir un nouveau cap, l’enjeu principal réside désormais dans une meilleure anticipation, une préparation technique plus ciblée et une structuration plus affirmée des démonstrations et de la présence sur le stand.

canne de combat paris apaches de paname rentrée 2019 2020

Rentrée 2019-2020

Ca y est, les mois d’été sont passés, il faut de nouveau songer à la nouvelle saison qui commence, aux forums associatifs qui arrivent à grands pas, aux nouveaux qu’il va falloir accueillir, à l’équipe pédagogique qu’il va falloir coordonner, aux anciens à qui il va falloir proposer quelque chose de neuf.

Des nouveautés, cette saison encore il y en aura :

  • nouveau créneau le lundi, de 17h30 à 20h dans la salle Lucien Gaudin (quai Saint-Bernard, 5e arrondissement, voir carte ci-dessous). Pour l’instant Camillo y dispense des séances orientées compétition.
  • nous allons nous pencher sur la canne en mode AMHE (Arts Martiaux Historiques Européens) en reprenant les premiers traités tels que ceux de Leboucher, Larribeau, Charlemont. A quel rythme ? Tout n’est pas encore sûr.
  • des séances de canne-spectacle le jeudi soir avec Zippo, secondé par Kévin, Arnaud et moi-même, toujours dans notre optique de proposer aux avancés des objectifs non-compétitifs.

Accès à Lucien Gaudin :

Salon Fantastique 2018 canne de combat paris apaches de paname

Salon Fantastique 2018 – le bilan

Le Salon

Nous participons au Salon Fantastique depuis déjà plusieurs années, c’est un salon de taille respectable (17.000 visiteurs l’an dernier selon un des organisateurs) dont la particularité est de faire la part belle aux univers fantastiques (médiéval fantasy, sciences fiction, uchronies…) mais également aux créateurs. Ainsi les exposants participant à ce salon sont-ils majoritairement des artisans, oeuvrant dans des domaines de l’imaginaire et vendant leurs créations. On trouve ainsi des fabriquants de bijoux, des créateurs de costumes et de vêtements, des confiseurs, des brasseurs, des organisateurs d’événements, des auteurs, des illustrateurs, etc.

Le site officiel du salon : https://www.salon-fantastique.com

Ce que la canne vient faire dans un tel salon ? J’y viens. Tout est parti il y a quelques années d’une proposition qui nous avait été faite par la Steam Rocket, une association dont l’objectif était de promouvoir l’univers steampunk,  de participer au salon Geekopolis, un salon qui mettait en avant l’intéractivité des spectateurs dans plusieurs univers : le médiéval fantastique, la science-fiction, la haute technologie contemporaine et le steampunk. La canne, de par son histoire et l’esthétique qu’elle véhicule, nous a paru plus proche de cet univers que des autres. Cela nous

Nous avons ensuite, grâce à l’association French Steampunk, pu postuler et participer au Salon Fantastique, auquel nous participons depuis. Toujours dans un but de proposer aux visiteurs du salon la possibilité d’être acteurs et pas simplement spectateurs (voire consommateurs) lors de leur visite. Voilà pourquoi nous proposons initiations et démonstrations de canne de combat, de double canne, de bâton, de canne de défense lors de ce salon.

 

L’arène

La Montjoie, le Ludosport (sabre laser), le Haidong Gumdo (sabre coréen) et la canne de combat, voilà les quatre disciplines proposées dans la zone appelée « arène ». Ses créneaux furent équitablement répartis par Yann de la Montjoie en phases de 45 minutes durant lesquelles les associations pouvaient organiser ce qu’elles voulaient à l’intérieur, souvent des démonstrations suivies d’initiations pour le public. Et le public est demandeur car certains reviennent faire l’initiation plusieurs années de suite !

Durant ce salon, nous avons ainsi initié 75 personnes aux arcanes de notre discipline, versions sportive ou de défense et des dizaines d’autres ont pu assister aux démonstrations ou venir discuter avec nous à notre stand.

J’en viens à l’intérêt de notre démarche dans ce genre de salon : non seulement cela permet d’attirer des personnes en club, mais cela contribue à la connaissance de la canne auprès du grand public. La plupart des personnes présentes n’a jamais entendu parler de la canne de combat et n’en aurait sans doute jamais entendu parler autrement. Ce sont les manifestations destinées au grand public qui permettront de faire connaître la discipline puisque nous avons pu constater notre incapacité à attirer du monde pour les compétitions. De plus, relier une pratique sportive à un univers (en l’occurrence ici le steampunk) permet de l’ancrer dans l’imaginaire des visiteurs. Inconvénient bien sûr : les visiteurs ne viennent pas à ce genre de salon pour chercher une discipline à pratiquer, mais les 2 à 5 personnes qui viennent dans notre club par an depuis quelques saisons me laissent penser que cela fonctionne néanmoins.

Petit bonus : nous distribuons en guise de petit souvenir une canne gravée à chaque personne qui a suivi l’initiation. Cela fait un objet plus facilement conservable qu’un prospectus, un potentiel futur élément de costume (nous invitons à la customisation des cannes) ainsi qu’un éventuel premier pas à la pratique en club.

Les démonstrateurs

Nous étions 14 cette fois, répartis sur les trois jours. Ainsi Amélie, Ludivine, Marjolaine, Mylaine chez les filles et Arnaud, Claude, Jérémy, Jérôme, Jocelyn, Julien, Kévin, Laurent, Zippo et moi-même chez les garçons, nous répartîmes comme souvent en deux clans : Apaches contre Bourgeois, la traditionnelle lutte des classes qui fonctionne très bien, à la fois symboliquement (ce n’est pas comme si le conflit n’était pas d’actualité), historiquement (le XIXe siècle est riche en événements à ce sujet) et visuellement (les codes vestimentaires des deux groupes permet de les identifier très rapidement).

Nous avons pu constater que ce genre d’événement a pour effet de souder le groupe qui y participe : nous unissons tous nos efforts, nous suons ensemble pour que le résultat de notre coopération ressemble à quelque chose et que la canne se diffuse auprès du grand public, petit à petit. Et cela laisse des souvenirs mémorables à tous et toutes.

En revanche il ne faut préparer ce genre d’événement à la légère, cela requiert presque autant de travail qu’une compétition : exercices spécifiques (coopération, phases, échanges inter-armes), renforcement musculaire, investissement dans la tenue, gestion de l’effort, etc.

 

Les démonstrations

Comme d’habitude, nous avons utilisé de la musique pour soutenir les démonstrations, mais pour ne pas être embêtés avec les histoires de droits de la SACEM, nous utilisons des morceaux libres de droits trouvés sur FreeMusicArchive que je ne peux que vous recommander car ils possèdent une grande banque de musiques. Le problème est qu’il faut bien évidemment trier longuement pour trouver LA musique qui conviendra bien.

Voici donc les morceaux de musique utilisés ainsi qu’un lien vers leur page sur FMA (des fois que vous voudriez les utiliser à votre tour) :

Comme d’habitude nous avons proposé des démonstrations de canne, de double canne, de bâton, de canne de défense, de canne savate, de canne chap-hop (battle de manipulations) et de 1vs2 dans lequel un assaillant en rencontre deux de l’autre camp, à grands renforts de savate, de canne de défense et de jeu-d’acteur-comme-on-peut. L’ordre des rencontres est prévu à l’avance, ce qui évite les cafouillages et permet un certain nombre de mises au point entre les démonstrateurs (comme des coups spéciaux ou qui gagne à la fin). Cette fois-ci c’est Amélie qui s’en est chargée, un grand merci pour le travail accompli !

En quelques mots cette édition du Salon Fantastique était très bonne, pas mal de points ont été améliorés par rapport aux fois précédentes (organisation, costumes, initiations, stand) mais comme il en reste encore à perfectionner, nous y retournerons l’année prochaine.

 

Salon Fantastique 2017 - canne de combat

Les Apaches au Salon Fantastique 2017 bis !

Une nouvelle fois, nous serons présents au Salon Fantastique pour des démonstrations et initiations de canne de combat, de canne de défense, de bâton, de double canne et de canne savate !

La thématique pour cette édition étant « Magie et Merveilles », nous avons décidé d’opposer deux nouveaux camps : les Occultistes et les Orientalistes. Ces deux courants étaient en vogue au XIXè siècle et coïncident plutôt bien avec le thème du Salon. L’Occultisme s’inscrit tout droit dans la lignée de l’alchimie médiévale et se penche sur des savoirs ésotériques. L’orientalisme est un courant littéraire et vestimentaire qui s’inspire beaucoup du Moyen-Orient et de l’Extrême-Orient.

Afin de coller encore plus aux pratiques de l’époque mais également à des questionnements contemporains, nous avons décidé de faire des deux camps des sociétés secrètes afin d’expliquer une rivalité entre les deux (le pouvoir…) et de poser un contexte de secrets et de mystères que nous espérons dignes de la Magie et des Merveilles.

Horaires officiels du Salon (et heures de nos démonstrations dans l’arène) :

  • Vendredi : 15h30 – 20h (démo à 17h)
  • Samedi : 9h30 – 19h (démos à 10h, 13h et 17h)
  • Dimanche : 9h30 – 17h (démos à 10h30 et 13h30)

N’hésitez pas à venir nous voir à notre stand et nous encourager dans l’arène !

Rentrée canne de combat paris Apaches de Paname

Rentrée 2017-2018

La rentrée arrive, pourquoi ne pas venir essayer un sport de combat original ludique et spectaculaire, en toute sécurité ? La canne de combat vous permettra d’apprendre à vous battre avec style, tout en développant vos dextérité, coordination, agilité. A plus haut niveau, vous pourrez tendre vers la compétition ou la canne de spectacle, deux branches de la canne vers lesquelles nous guidons nos élèves.

Changement dans les créneaux

  • attention, le cours du JEUDI SOIR remplacera le cours du VENDREDI SOIR. Les horaires (19h30-21h30) et le lieu d’entraînement (salle d’agrès de l’UPMC) restent les mêmes
  • les autres créneaux ne changent pas

Nouveautés pour la saison :

  • canne de défense tous les mardis soirs car Schola Martis se concentre sur les activités « stage »
  • bâton tous les jeudis soirs, en parallèle du cours de canne
  • une séance par mois (jour à déterminer) sera dédiée aux spécialités (double canne, canne savate)
  • une séance par mois (jour à déterminer), comme les saisons précédentes aura lieu une soirée-assauts, par équipes ou en individuels