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canne de combat paris apaches de paname rentrée 2019 2020

Rentrée 2019-2020

Ca y est, les mois d’été sont passés, il faut de nouveau songer à la nouvelle saison qui commence, aux forums associatifs qui arrivent à grands pas, aux nouveaux qu’il va falloir accueillir, à l’équipe pédagogique qu’il va falloir coordonner, aux anciens à qui il va falloir proposer quelque chose de neuf.

Des nouveautés, cette saison encore il y en aura :

  • nouveau créneau le lundi, de 17h30 à 20h dans la salle Lucien Gaudin (quai Saint-Bernard, 5e arrondissement, voir carte ci-dessous). Pour l’instant Camillo y dispense des séances orientées compétition.
  • nous allons nous pencher sur la canne en mode AMHE (Arts Martiaux Historiques Européens) en reprenant les premiers traités tels que ceux de Leboucher, Larribeau, Charlemont. A quel rythme ? Tout n’est pas encore sûr.
  • des séances de canne-spectacle le jeudi soir avec Zippo, secondé par Kévin, Arnaud et moi-même, toujours dans notre optique de proposer aux avancés des objectifs non-compétitifs.

Accès à Lucien Gaudin :

Salon Fantastique 2018 canne de combat paris apaches de paname

Salon Fantastique 2018 – le bilan

Le Salon

Nous participons au Salon Fantastique depuis déjà plusieurs années, c’est un salon de taille respectable (17.000 visiteurs l’an dernier selon un des organisateurs) dont la particularité est de faire la part belle aux univers fantastiques (médiéval fantasy, sciences fiction, uchronies…) mais également aux créateurs. Ainsi les exposants participant à ce salon sont-ils majoritairement des artisans, oeuvrant dans des domaines de l’imaginaire et vendant leurs créations. On trouve ainsi des fabriquants de bijoux, des créateurs de costumes et de vêtements, des confiseurs, des brasseurs, des organisateurs d’événements, des auteurs, des illustrateurs, etc.

Le site officiel du salon : https://www.salon-fantastique.com

Ce que la canne vient faire dans un tel salon ? J’y viens. Tout est parti il y a quelques années d’une proposition qui nous avait été faite par la Steam Rocket, une association dont l’objectif était de promouvoir l’univers steampunk,  de participer au salon Geekopolis, un salon qui mettait en avant l’intéractivité des spectateurs dans plusieurs univers : le médiéval fantastique, la science-fiction, la haute technologie contemporaine et le steampunk. La canne, de par son histoire et l’esthétique qu’elle véhicule, nous a paru plus proche de cet univers que des autres. Cela nous

Nous avons ensuite, grâce à l’association French Steampunk, pu postuler et participer au Salon Fantastique, auquel nous participons depuis. Toujours dans un but de proposer aux visiteurs du salon la possibilité d’être acteurs et pas simplement spectateurs (voire consommateurs) lors de leur visite. Voilà pourquoi nous proposons initiations et démonstrations de canne de combat, de double canne, de bâton, de canne de défense lors de ce salon.

 

L’arène

La Montjoie, le Ludosport (sabre laser), le Haidong Gumdo (sabre coréen) et la canne de combat, voilà les quatre disciplines proposées dans la zone appelée « arène ». Ses créneaux furent équitablement répartis par Yann de la Montjoie en phases de 45 minutes durant lesquelles les associations pouvaient organiser ce qu’elles voulaient à l’intérieur, souvent des démonstrations suivies d’initiations pour le public. Et le public est demandeur car certains reviennent faire l’initiation plusieurs années de suite !

Durant ce salon, nous avons ainsi initié 75 personnes aux arcanes de notre discipline, versions sportive ou de défense et des dizaines d’autres ont pu assister aux démonstrations ou venir discuter avec nous à notre stand.

J’en viens à l’intérêt de notre démarche dans ce genre de salon : non seulement cela permet d’attirer des personnes en club, mais cela contribue à la connaissance de la canne auprès du grand public. La plupart des personnes présentes n’a jamais entendu parler de la canne de combat et n’en aurait sans doute jamais entendu parler autrement. Ce sont les manifestations destinées au grand public qui permettront de faire connaître la discipline puisque nous avons pu constater notre incapacité à attirer du monde pour les compétitions. De plus, relier une pratique sportive à un univers (en l’occurrence ici le steampunk) permet de l’ancrer dans l’imaginaire des visiteurs. Inconvénient bien sûr : les visiteurs ne viennent pas à ce genre de salon pour chercher une discipline à pratiquer, mais les 2 à 5 personnes qui viennent dans notre club par an depuis quelques saisons me laissent penser que cela fonctionne néanmoins.

Petit bonus : nous distribuons en guise de petit souvenir une canne gravée à chaque personne qui a suivi l’initiation. Cela fait un objet plus facilement conservable qu’un prospectus, un potentiel futur élément de costume (nous invitons à la customisation des cannes) ainsi qu’un éventuel premier pas à la pratique en club.

Les démonstrateurs

Nous étions 14 cette fois, répartis sur les trois jours. Ainsi Amélie, Ludivine, Marjolaine, Mylaine chez les filles et Arnaud, Claude, Jérémy, Jérôme, Jocelyn, Julien, Kévin, Laurent, Zippo et moi-même chez les garçons, nous répartîmes comme souvent en deux clans : Apaches contre Bourgeois, la traditionnelle lutte des classes qui fonctionne très bien, à la fois symboliquement (ce n’est pas comme si le conflit n’était pas d’actualité), historiquement (le XIXe siècle est riche en événements à ce sujet) et visuellement (les codes vestimentaires des deux groupes permet de les identifier très rapidement).

Nous avons pu constater que ce genre d’événement a pour effet de souder le groupe qui y participe : nous unissons tous nos efforts, nous suons ensemble pour que le résultat de notre coopération ressemble à quelque chose et que la canne se diffuse auprès du grand public, petit à petit. Et cela laisse des souvenirs mémorables à tous et toutes.

En revanche il ne faut préparer ce genre d’événement à la légère, cela requiert presque autant de travail qu’une compétition : exercices spécifiques (coopération, phases, échanges inter-armes), renforcement musculaire, investissement dans la tenue, gestion de l’effort, etc.

 

Les démonstrations

Comme d’habitude, nous avons utilisé de la musique pour soutenir les démonstrations, mais pour ne pas être embêtés avec les histoires de droits de la SACEM, nous utilisons des morceaux libres de droits trouvés sur FreeMusicArchive que je ne peux que vous recommander car ils possèdent une grande banque de musiques. Le problème est qu’il faut bien évidemment trier longuement pour trouver LA musique qui conviendra bien.

Voici donc les morceaux de musique utilisés ainsi qu’un lien vers leur page sur FMA (des fois que vous voudriez les utiliser à votre tour) :

Comme d’habitude nous avons proposé des démonstrations de canne, de double canne, de bâton, de canne de défense, de canne savate, de canne chap-hop (battle de manipulations) et de 1vs2 dans lequel un assaillant en rencontre deux de l’autre camp, à grands renforts de savate, de canne de défense et de jeu-d’acteur-comme-on-peut. L’ordre des rencontres est prévu à l’avance, ce qui évite les cafouillages et permet un certain nombre de mises au point entre les démonstrateurs (comme des coups spéciaux ou qui gagne à la fin). Cette fois-ci c’est Amélie qui s’en est chargée, un grand merci pour le travail accompli !

En quelques mots cette édition du Salon Fantastique était très bonne, pas mal de points ont été améliorés par rapport aux fois précédentes (organisation, costumes, initiations, stand) mais comme il en reste encore à perfectionner, nous y retournerons l’année prochaine.

 

Salon Fantastique 2017 - canne de combat

Les Apaches au Salon Fantastique 2017 bis !

Une nouvelle fois, nous serons présents au Salon Fantastique pour des démonstrations et initiations de canne de combat, de canne de défense, de bâton, de double canne et de canne savate !

La thématique pour cette édition étant « Magie et Merveilles », nous avons décidé d’opposer deux nouveaux camps : les Occultistes et les Orientalistes. Ces deux courants étaient en vogue au XIXè siècle et coïncident plutôt bien avec le thème du Salon. L’Occultisme s’inscrit tout droit dans la lignée de l’alchimie médiévale et se penche sur des savoirs ésotériques. L’orientalisme est un courant littéraire et vestimentaire qui s’inspire beaucoup du Moyen-Orient et de l’Extrême-Orient.

Afin de coller encore plus aux pratiques de l’époque mais également à des questionnements contemporains, nous avons décidé de faire des deux camps des sociétés secrètes afin d’expliquer une rivalité entre les deux (le pouvoir…) et de poser un contexte de secrets et de mystères que nous espérons dignes de la Magie et des Merveilles.

Horaires officiels du Salon (et heures de nos démonstrations dans l’arène) :

  • Vendredi : 15h30 – 20h (démo à 17h)
  • Samedi : 9h30 – 19h (démos à 10h, 13h et 17h)
  • Dimanche : 9h30 – 17h (démos à 10h30 et 13h30)

N’hésitez pas à venir nous voir à notre stand et nous encourager dans l’arène !

Rentrée canne de combat paris Apaches de Paname

Rentrée 2017-2018

La rentrée arrive, pourquoi ne pas venir essayer un sport de combat original ludique et spectaculaire, en toute sécurité ? La canne de combat vous permettra d’apprendre à vous battre avec style, tout en développant vos dextérité, coordination, agilité. A plus haut niveau, vous pourrez tendre vers la compétition ou la canne de spectacle, deux branches de la canne vers lesquelles nous guidons nos élèves.

Changement dans les créneaux

  • attention, le cours du JEUDI SOIR remplacera le cours du VENDREDI SOIR. Les horaires (19h30-21h30) et le lieu d’entraînement (salle d’agrès de l’UPMC) restent les mêmes
  • les autres créneaux ne changent pas

Nouveautés pour la saison :

  • canne de défense tous les mardis soirs car Schola Martis se concentre sur les activités « stage »
  • bâton tous les jeudis soirs, en parallèle du cours de canne
  • une séance par mois (jour à déterminer) sera dédiée aux spécialités (double canne, canne savate)
  • une séance par mois (jour à déterminer), comme les saisons précédentes aura lieu une soirée-assauts, par équipes ou en individuels
Salon Fantastique mai 2017 - canne de combat spectacle - Apaches de Paname

Salon Fantastique 2017

Salon Fantastique mai 2017 - canne de combat spectacle - Apaches de Paname

Le Salon

Le Salon Fantastique se définit lui-même comme « Le Salon des Univers de l’Imaginaire ». Au sein de univers se trouve le Steampunk, univers que nous fréquentons à la fois parce que nous apprécions son esthétique mais aussi parce que c’est sans doute celui qui colle le mieux à la canne de combat.

Ce n’est pas la première fois que nous participons à cet événement puisqu’il s’agissait cette fois-ci de notre troisième inscription à cette convention qui nous accueille avec bienveillance (spéciale dédicace à Guillaume Besançon, l’organisateur du Salon).

Cette année, ce sont Jérémy, Guillaume, Aurélien, Amélie, Jérôme, Laura, Laurent, Julien, Philippe et moi-même qui avons endossé à la fois cette responsabilité et ce plaisir durant les trois jours qu’a duré le Salon, à nous partager entre d’un côté la tenue du stand où nous présentons nos activités, exposons quelques canne de notre collection et répondons aux questions, et de l’autre les arènes ou nous menons initiations et démonstrations.

La thématique de cette édition était : Les monstres. Après une séance intense de réflexions à base de Casimir et de lance-flammes (William, tu aurais fait fureur), nous avons orienté nos recherches vers l’utilisation de « monstres urbains », issus du réel ou de la fiction. Voilà pourquoi la classique lutte des classes que nous utilisons habituellement a fait place à un affrontement plus reptilien : le bien contre le mal.

Nous avons mis de côté des personnages trop difficiles à utiliser sans les nommer tel que Moriarty ou qui requéraient plus de démonstrateurs (Victor Frankenstein) pour nous tourner vers Jack l’Éventreur, Dr Jekyll / Mr Hyde et une créature mécanique purement inventée pour l’occasion, mais néanmoins fort méchante. Les esprits les plus critiques diront que ce personnage trahit notre incapacité à trouver un méchant de la gent féminine. Ce sont des esprits chagrins, je ne leur répondrai pas.

Démonstrations

Les démonstrations devaient mettre en valeur les monstres, les faire gagner deux ou trois de leurs combats en tête à tête avec des héros isolés, puis les faire perdre en 3v1 contre les gentils associés. Avec ce petit twist final qui consiste à ce que l’alliance entre les gentils les pousse également à s’acharner sur les méchants de façon brutale de façon à ce que le spectateur non consensuel se demande : qui est le monstre dans l’histoire ?

Concrètement, cela a sans doute été un peu trop subtil et pas forcément bien exploités, mais les démonstrations ont bien fonctionné. Les costumes étaient clairs, les rôles également. Nous avons basé ces démos sur trois passages en 1v1 puis un passage en 3v1. Durant les premiers, le méchant l’emportait; durant le dernier, ce sont les gentils qui gagnaient à la fin, mais non sans avoir poussé le méchant dans ses retranchements (avec des « attaques ultimes » des méchants et une propension non camouflée à encaisser de nombreux coups). Notre référence était : les boss de fin des jeux vidéos (très difficiles, avec des patterns à éviter, des attaques de zone, mais doivent mourir à la fin). Le résultat a eu l’air de plaire mais devra encore être peaufiné pour gagner en clarté.

Initiations

En plus des démonstrations réparties sur les 3 jours, nous avons pu initier des volontaires sur nos temps de passage. Parfois cela durait 20 minutes et il nous fallait aller à l’essentiel (rotations, protections, contrôle, reprendre l’initiative), parfois nous avions plus de temps (1h) et pouvions approfondir les sujets abordés (armés, manipulations, zones de touche).

Par groupes de dix à quinze personnes, nous avons ainsi permis à plus d’une centaine de curieux d’être initiés à notre discipline. Certains avaient déjà effectué les initiations les années précédentes, d’autres découvraient totalement, mais tous repartaient satisfaits, d’autant que nous offrions à chacun(e) à la fin la canne avec laquelle il/elle s’était initié(e).

Galerie photos


Bonus : un lien vers la galerie DeviantArt de Guillaume.

Canne et escrime artistique

Stage lames sur seine escrime artistique et canne de combat
 

Propos

J’ai été invité les 13 et 14 février 2016 au stage annuel des Lames sur Seine. Il s’agit d’un stage d’escrime artistique ouvert à tous les pratiquants et pratiquantes intéressé(e)s de toute la France. J’avais déjà mené des interventions l’an dernier et l’année précédente en présentant une approche historique de la canne de combat, en la remettant dans un contexte de 19e siècle parisien où les agressions d’apaches (les voyous de l’époque) ne manquaient pas. Je leur ai donc parlé bien évidemment de canne avec une composante auto-défense importante (comme on pouvait en trouver dans les traités d’Emile André ou de Jean-Joseph Renaud par exemple), mais également quelques notions de savate, de couteau ou les fameuses actions telles que le coup du Père François.

 

Cette fois-ci, Michel Olivier (Président des Lames) m’avait demandé d’orienter mes modules vers l’approche sportive de la canne de combat. J’ai donc réfléchi à ce que pouvait apporter la canne de combat et ai abouti au programme ci-dessous.

 

Programme

Le premier module (1h30) a consisté à résoudre la principale difficulté de l’opposition quand on n’a jamais fait que de la chorégraphie : travail de fluidité, gestion de la distance, enchaînement, terminer les attaques (ne pas s’arrêter à chaque fois 40cm devant la cible), le tout saupoudré d’un brin de dextérité en jouant avec l’arme (manipulations ou « tricks »), ce qu’on effectue bien plus aisément (et de manière plus sure) avec une canne qu’avec une rapière.

J’ai consacré un autre module (2h) aux réflexions que nous avons eues suite aux diverses conventions auxquelles nous avons pu participer (Salon Fantastique, Geekopolis) sur une approche du spectacle non chorégraphié :

 

  • des micro-chorégraphies avec signal pour les déclencher : il arrive qu’on ait envie de placer une action ultra-stylée (une esquive-riposte en volte-sautée + croisé haut par exemple) mais que l’occasion de la placer n’arrive pas. Nous avons donc travaillé à les automatiser pour que ces actions puissent sortir naturellement pendant le combat. Bien évidemment, pour ne pas qu’elle sorte n’importe quand, il est important d’avoir un signal spécifique qui le déclenche. Nous suggérons donc d’utiliser un mouvement peu commun (croisé bas, feinte de brisé-brisé, volte+enlevé) comme déclencheur de l’action. Il est nécessaire de répéter un minimum avec son partenaire pour rendre fluide la réaction à ce signal, mais le résultat est souvent assez probant.
  • les phases pour raconter une histoire : l’idée consiste à scénariser le match en le décomposant en 2 ou 3 phases bien distinctes. Par exemple : une première phase d’esquives/ripostes, une deuxième où l’un attaque et l’autre pare tout et une troisième où l’un attaque et l’autre contre-attaque. Cela permet, dans une démonstration d’une minute à une minute trente, de « scénariser » le combat de façon à ce que le public ait l’impression qu’on lui raconte une histoire (l’apache agresse le bourgeois qui ne fait d’abord que se défendre, puis il reprend la main face à un apache qui esquive tous ses coups)
  • jouer les touches en faisant semblant d’avoir mal juste après l’impact et les lâchers de canne. Ce dernier point est assez crucial car il arrive régulièrement en canne que l’on lâche son arme. Il faut alors improviser quelque chose et faire comme si c’était totalement voulu. Ce que nous préconisons alors est une phase d’attaques particulièrement visibles de par celui qui possède encore son arme, et des esquives en direction de l’arme pour celui qui n’en a plus. Si en plus la récupération peut s’effectuer manière « stylée » (roulade, roue), il ne faut pas se priver.
  • mettre en avant les éléments spectaculaires de la canne tels que l’amplitude, les changements de main, les voltes. Si chacun de ses points peut exister en escrime artistique, ils sont en général minorés en comparaison de ce que nous utilisons en canne de combat : la gestuelle implique la plupart du temps le coude ou le poignet (principalement en raison du poids de la rapière) là où la canne a tendance à utiliser l’épaule. Les changements de main se limitent à des passages d’une main à l’autre mais ne vont pas comme en canne jusqu’à des changements dans le dos, en faisant tournoyer l’arme ou en la laissant glisser sur l’épaule. Enfin les voltes se pratiquent souvent par le biais d’esquives et pas forcément comme élément visuel (ou tactique en canne sportive).

 

Enfin un module assez court (une trentaine de minutes) sur la double canne à base d’exercices classiques que j’ai l’habitude d’aborder (manipulations des cannes de manière non symétriques, coordination en rythme à 2, trois grandes stratégies en double canne : attaque totale, parade totale, contre-attaque+parade) afin de développer essentiellement les facultés psychomotrices tout en jouant avec son adversaire.

 

Retours

Après chaque module, j’ai demandé aux stagiaires ce qui leur avait plu ou moins plu, ce que chaque approche a pu leur apporter dans leur pratique de l’escrime artistique. Les principales qualités mises en avant sont l’agilité, la fluidité, la coordination (pour la double canne), et le plaisir de pouvoir effectuer une rélle opposition en toute sécurité.

 

Le module de double canne, à la fois parce qu’il est arrivé à la fin du stage alors que tout le monde commençait à accuser une fatigue bien normale, mais également parce que le travail cognitif est particulièrement important, a été considéré comme de loin le plus difficile.

 

Mais dans l’ensemble les stagiaires étaient tous très satisfaits de cette intervention qui sortait des sentiers battus, tout en leur proposant une activité proche de la leur avec des armes qu’ils connaissaient (il n’est pas rare d’utiliser des cannes en escrime artistique lorsqu’on débute ou pour travailler un enchaînement avant d’utiliser la rapière).

 

Vidéos


 

 

 

Geekopolis 2015

Geekopolis 2015 - la canne de combat dans la Cité des Geeks, avec Apaches de Paname et Canne et Dragons

 

Geekopolis se décrit comme un salon des cultures de l’Imaginaire. Il accueille depuis maintenant 3 ans plus de 10000 personnes chaque année dans les couloirs de ses 5 univers : Avalon (Medieval-Fantastique), Nautilus (Steampunk), Metropolis (Science-Fiction), Little Tokyo (Mangas) et Teklab (Hi-tech). L’année dernière, nous y avons été invités par la Steam Rocket mais cette année, nous y étions en tant qu’intervenants à part entière dans l’enclave Steampunk, mais néanmoins en bonne compagnie puisque nos amis de French Steampunk étaient présents ainsi que l’Amiral Skye de l’Echo Vaporiste.

 

Pour l’occasion, les 10 démonstrateurs des Apaches de Paname et de Canne & Dragons (Amélie, Laura, Julien, Thibault, William, Philippe, Kévin, Maxime, Zippo et moi-même) avions préparé des démonstrations de canne de combat, canne de défense, double canne, bâton et canne chausson pour en mettre le plus possible plein la vue des spectateurs. Nous avons donc organisé des séances d’entraînements spécifiques (manipulation, répétitions par duos dans l’arme choisie, intégration des lâchers de canne/bâton intempestifs…) afin de préparer au mieux toute l’équipe.

 

L’autre partie importante résidait dans les costumes. Notre fournisseur officieux reste depuis quelques années Kilo-Shop dont les rayons de fripes alimentent régulièrement nos garde-robes, qui en gilets, qui en casquettes, qui en pantalons droits pour des coûts relativement modiques. Peut-être un jour leur demanderons-nous d’officialiser ce partenariat.

 

Et une fois les costumes sur le dos et les répétitions dans les pattes, il n’a plus resté qu’à mettre tout ça ensemble en musique sous les yeux des spectateurs de l’Arène Moriarty.

 

 

Et côté interventions, nous avons été gâtés puisque nous avons été programmés deux fois une heure le samedi et la même chose le dimanche, ce qui nous a permis de découper chaque intervention en 2 démonstrations de 10 minutes, chacune suivie de 20 minutes d’initiations, soit au total 8 démos et 8 initiations de 6 personnes à chaque fois, de quoi bien occuper et bien fatiguer nos démonstrateurs.

 

L’expérience a une nouvelle fois été très sympathique puisque cela permet, comme je l’ai décrit dans un précédent article, à des non-compétiteurs de fixer des objectifs à leur pratique, constituant ainsi une autre voie que la compétition. Très bonne ambiance également dans le festival, mais cela était déjà le cas l’année passée, en revanche beaucoup de personnes intéressées avec qui nous avons pu discuter, échanger, refaire le monde, imaginer des nouvelles vidéos ou des nouveaux costumes.

 

Vous connaissez mon intérêt particulier pour les tableaux, en voici un qui résume les points positifs et négatifs/à améliorer de notre organisation pour ce festival, en espérant que cela puisse contribuer à vous donner des idées pour les vôtres, ou que cela permette d’échanger les expériences de démonstrateurs.

Les PLUS Les MOINS
  • Nombreux contacts, pour des costumes, des vidéos, des photos…
  • Prospectus bien accueillis, nous en avons même manqué (plus de 200 distribués) !
  • Reconnus dans les allées de Geekopolis, notre renommée est faite !
  • Combats avec masques appréciés : de la canne de combat, avec un arbitre qui intervient 2-3 fois pendant la reprise et des protections, ce que nous savons faire le mieux en somme.
  • Arène bien placée : en face du bar, juste à côté d’une zone de repos avec fauteuils et canapés, l’idéal
  • Musique : ça attire l’attention, ça dynamise, c’est essentiel. Le mieux est même d’avoir effectué quelques filages avec auparavant pour fluidifier les transitions et éviter les temps morts.
  • Initiations au micro (bien audibles) : quasi-obligatoire dans un salon avec autant de monde, sinon c’est perte de voix assurée au bout de la 2e minute.
  • Les lancers, comme par exemple le lancer de bâton que nous avons pu faire, rendent bien.
  • Occuper l’arène 10’ avant la démo : ça focalise le public et ça lui permet de savoir qu’il va se passer quelque chose. Meubler avec des manipulations ou des petits échanges tranquilles.
  • Finir avec un assaut de canne de combat, notre discipline, après avoir agencé un crescendo de pratiques de plus en plus dynamiques : canne – canne chausson – double canne – bâton rapide – canne de combat.
  • Il faudrait pouvoir annoncer la démo quelques minutes avant qu’elle ait lieu (en passant dans les allées par exemple) et annoncer les différentes parties de la démo, que le public sache ce qu’il regarde : canne de combat, bâton, double canne…
  • Pour l’organisation pré-démo, il faut un responsable par poste (musique, costumes) pour éviter les incertitudes.
  • Rendre les transitions plus percutantes. Il faut aussi exactement savoir : qui sort, qui entre, et avec quelle arme.
  • Plus de prospectus !
  • Pas assez de jeu de scène : jouer un personnage, avoir quelques répliques. Il faudrait travailler l’argot pour les apaches.
  • Intégrer dans les échanges 2 ou 3 séquences chorégraphiées destinées à impressionner (encore plus) le public.
  • Se caler davantage sur la musique (notamment quand des percussions très audibles font monter la pression du combat).
  • Demander un stand la prochaine fois, pour pouvoir y disposer des prospectus,
  • Astuces costumes (merci Ophélie): pour les « rupins », utiliser des couleurs de riches (ivoire, or) et pour les pauvres, des couleurs plus sales (gris, marron). Et trouver des codes couleurs qui permettent d’identifier instantanément le camp de chaque personnage. Penser au couteau pour chaque apache.

 

Enfin nous ne terminerons pas cet article sans vous donner le lien vers notre galerie de photos Flickr (merci au passage à William D. pour les photos) :

Accès à la Galerie GEEKOPOLIS 2015

Stage des Lames sur Seine

J’ai été invité ce week-end au stage annuel des Lames sur Seine pour animer des modules « canne » dans une optique historico-théâtrale. Etaient également présent Me Olivier Patrouix-Gracia pour l’escrime médiévale et bien entendu Me Michel Olivier, à la fois grand organisateur et intervenant sur le thème du combat à la rapière.

Ce fut un plaisir d’encadrer tous ces stagiaires passionnés qui ne demandent qu’à découvrir des nouveautés auxquelles donner vie dans des duels pleins de rebondissements. Merci à tous pour votre implication !

MODULE 1 : Cours collectif de canne

  • Présentation de l’arme, sans rentrer dans le détail des armés mais en demandant des trajectoires circulaires ou semi-circulaires et surtout de travailler en amplitude
  • par 2, attaques circulaires à tdr
  • idem, 3 attaques chacun
  • idem, enchaînement et reprise de main
  • idem, en changeant de main à chaque fois
  • idem, avec 1 manipulation avant de changer le rôle
  • idem, esquives
  • idem, esquives à tour de rôle (« canne-poeira »)
  • assauts libres (mais néanmoins contrôlés) en incluant TOUT

MODULE 2 : méthodes de combat « apaches »

  • le couteau/surin/eustache/22, arme des apaches par excellence. Couper et être couper, petits gestes, le sentiment désagréable de ne rien pouvoir faire à courte distance
  • tenir le couteau à distance avec une canne : repousser un adversaire, frapper les cibles avancées,
  • les coups foireux (lames dans la casquette à la « Peaky Blinders« , bracelets cloutés à la Jean-Jacques Liabeuf)
  • arrêt sur le fameux « coup du père François« , la mise en pratique (avec modération) et les défensives que propose Emile André
  • armes plus lourdes (batte, barre de fer), éviter leurs assauts dévastateurs et riposter avec une arme légère : la canne
  • 30 minutes de préparation d’une chorégraphie (le coup du Père François a suscité un engouement particulier =)

MODULE 3 : Pieds, poings et canne

  • approche poings : directs, crochets, uppercuts, coup de poing marteau et défensives (merci à Bruno et Jean-Luc pour leurs précisions)
  • approche pieds : chassés, fouettés, revers et le fameux coup de pied bas, bien entendu avec leurs défensives
  • petit mélange pour s’amuser : l’un combat avec les poings, l’autre avec les pieds, et le tout avec légereté, pour éviter tout accident
  • 3e distance : la canne, comment tout mixer et se repositionner à distance pour chaque arme pour obtenir un combat « réaliste »

MODULE 4 : combat de gentilhommes, duels de canne

  • armés amples, lents mais puissants
  • armés courts, légers mais rapides
  • mélange des deux, comment casser la distance ou reprendre la main
  • clés, désarmements, comment broyer les articulations ou rendre un agresseur plus coopératif

Bonne année 2015 !

Retrospective 2014

Toute l’équipe des Apaches de Paname vous souhaite une très bonne année 2015, pleine de résultats, de diplômes et de dépassements personnels !

On s’en souvient comme si c’était hier, 2014 a été bien remplie, mais comme une rétrospective ne fait de mal à personne, voici les grands événements qui ont jalonné cette année chez les Apaches :

  1. premier événement, qui va d’ailleurs nous re-concerner très bientôt, c’est la co-organisation, avec Canne & Dragons, de la rencontre Internationale par équipe des Titis Parisiens les 18 et 19 janvier. 65 tireurs engagés dans 19 équipes, cette édition a été une vraie réussite du point de vue sportif et nous espérons faire aussi bien cette année. Sans trahir aucun secret, nous attendons déjà pour cette édition plus de 25 tireurs étrangers.
  2. organisation et participation à la fois pour ce deuxième événement : le Championnat IDF et qualifs régionales pour le Championnat de France. L’accueil était un peu plus austère qu’à Lamorlaye l’année précédente (c’est nous qui nous en occupions ^^), mais le nombre de participants était en hausse. Cette année, nous allons tâcher de battre encore le record de participation.
  3. les 15 et 16 mars, il n’était plus question d’organisation mais uniquement de participation au Championnat de France, où Sélénia a brillamment décroché la première place chez les femmes, pendant qu’Hellion et Camillo goûtaient à leur première véritable compétition en individuels. Autant dire qu’ils reviendront plus forts, mieux préparés et plus nombreux cette année.
  4. le 9 avril, le Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS) de Paris a remis à Sélénia le titre de la meilleure sportive Parisienne 2014, au vu de ses performances en compétition, mais également pour son investissement dans la promotion et le développement de la discipline. Nous savons tous qu’en canne de combat, les champions doivent avoir cette humilité de mettre la main à la pâte pour que leur titre possède une valeur.
  5. A propos de titre, c’est une nouvelle première place que Sélénia a atteinte aux Internationaux de Viroflay en battant la redoutable et slovène Jerca Primc en finale les 17 et 18 mai.
  6. En parallèle des Internationaux avait lieu une grande première : notre participation au Salon Geekopolis qui a inauguré grâce à la Steam Rocket notre premier pas dans la culture Steampunk. Il est très vraisemblable que nous y soyons aussi en 2015 !
  7. le 21 septembre à Budapest : Sélénia remporte pour la deuxième fois un titre de Championne du monde de canne de combat. Le niveau féminin s’était relevé depuis la dernière fois, mais la technique irréprochable et une tactique affinée ont fait la différence. Les phases finales étaient d’ailleurs de toute beauté.
  8. pendant que Sélénia conquérait Budapest, Zippo menait son équipe au Famillathlon pour promouvoir la canne sur le Champ de Mars malgré une pluie battante. Une détermination remarquable !
  9. deuxième gros événement promotionnel dans un contexte hors sportif : le Salon Fantastique du 31 octobre au 2 nov. Des costumes, de la démonstration dans tous les sens pendant trois jours, des initiations avec toujours plus de pratiquants, un véritable succès et un plaisir tel que les démonstrateurs, pourtant fatigués, ne tarissaient plus de louanges quant à cet événement et à ceux qui nous y ont conduit, à savoir French Steampunk.
  10. enfin très récemment, nous avons eu la chance, grâce à Vincent Parisi, d’initier Anouchka Delon à la canne de combat et de passer en direct à la télévision. L’expérience était sympathique, et toute l’équipe de BeIN Sports encore plus.

Bref 2014 a été bien remplie, 2015 s’annonce au moins aussi chargée, nous allons oeuvrer pour que tous ces événements se transforment en succès. Bonne année à toutes et à tous.

Ce qui s’est vraiment passé au Salon Fantastique

Salut collectif de canne de combat lors du Salon Fantastique 2014

Un vendredi de Lateral’s Creed :

Après une semaine d’entraînement, j’ai rejoint mes acolytes à la Porte. Breucker, d’Avigny et Vasse scrutaient déjà les pavés glauques qui s’étendaient au-delà. Quand les premiers cris résonnèrent, nous étions prêts à passer à l’action.
Vasse attaqua le premier qui lui passa sous le pommeau, un certain “Hugues-l’embrouille” qu’il mit rapidement hors combat grâce à quelques techniques rapides de son cru. Il n’avait pas vu venir “Laura-la-rochelaise” qui tenta de l’assommer à coups de bâton mais que Breucker mit heureusement en déroute. Pour passer le temps en attendant la vague suivante, Breucker et moi-même échangeâmes quelques techniques, puis d’Avigny prit la place de Breucker et nous testâmes quelques coups de cannes et de pieds que nous avions observé chez les voyous des ruelles que nous pourchassons régulièrement.

C’est précisément ce moment que choisit “Kévin-le-surineur” pour revenir avec ses sbires. Il réussit à occire d’Avigny et à nous encercler. Alors que nous nous apprêtions à livrer notre dernier combat, il se mit à rire et, de son argot des bas-fonds, nous enjoint à quitter leur territoire sur-le-champ. Emportant le corps inerte de notre camarade, nous partîmes en supportant leur mépris.

Mais nous reviendrons, mieux préparés. Et nous chasserons ces canailles de notre belle cité.

Apaches de Paname, Canne & Dragons et Schola Martis au Salon Fantastique, octobre 2014 Apaches de Paname, Canne & Dragons et Schola Martis au Salon Fantastique, octobre 2014 Apaches de Paname, Canne & Dragons et Schola Martis au Salon Fantastique, octobre 2014

Après cette démo pleine de rebondissements, Julien le voyageur du futur a animé une initiation aux quatre premiers curieux qui avaient assisté avec enthousiasme à notre prestation. A la fin de celle-ci, les initiés ont pu affronter les démonstrateurs dans un combat acharné.

Suite à cela, nous avons proposé une nouvelle démonstration (en prenant soin cette fois-ci de faire une annonce au micro général).

Celle-ci terminée, ce sont cette fois 8 personnes qui se sont présentés pour l’initiation, avec Maël cette fois.

Et puis ensuite, le Salon fermant ses portes aux quelques rares curieux qui restaient encore, nous mîmes les voiles, forts de cet avant-goût de ce que serait ce week-end.

~Xavier

Le week-end selon une Steam Apache :

Après une journée d’introduction aussi pleine de succès au salon fantastique, nous nous sommes retrouvés le samedi, en début d’après midi : Xavier, Julien, Aurélien/Zippo, Maël, Kévin, Laura, William, Amélie, Céline, Philippe, Loic/Hellion et Samuel un ami de Maël venu nous soutenir et surtout filmer nos prouesses !

Un rapide passage au stand de nos hôtes à ce salon, French Steampunk, et nous nous sommes réunis à l’entrée de l’Espace Champerret, à l’extérieur, sous un grand soleil. Deux heures d’initiations étaient prévues, mais nous avons décidé de commencer par quelques démonstrations histoire d’attirer le chaland. Stratagème qui a pour le moins réussi, puisque le public a commencé à nous observer dès nos « répétitions ». Ils ont ainsi pu voir s’affronter une bande de terribles apaches composés de Kévin, Laura, Céline et Loic/Hellion, et un groupe de pédants, euh pardon, de splendides aristocrates qui n’était autre que Xavier, Philippe, Maël et Aurélien/Zippo. Chaque groupe voulant rejoindre l’autre coté de la cour, l’affrontement a été inévitable, et une provocation de Loic/Hellion sur le distingué Maël a déclenché le combat ! Le désarmement lâche de Loic/Hellion n’est pas resté sans réponse, et ses copains, brutes prolétaires, n’ont pas hésité à défendre leur honneur de canaille. Laura a ainsi défié Maël au bâton, Maël qui après avoir désarmé Laura, été remplacé dans l’arène par Philippe à la canne contre Laura que ses copains avaient réarmée. Après quoi Céline n’a pas laissé Philippe sur sa victoire, et l’a affronté à la canne. Ce duel gagné, Kévin et elle n’ont pas hésité à se battre pour le plaisir, une canne à la main, et coup de pied en traître pour ces voyous ! Mais leur trop grande confiance aura eu raison d’eux, puisqu’avec un combat de double canne, c’est Aurélien/Zippo qui sauva ce qu’il restait de l’honneur des gentilshommes en désarmant magistralement Kévin !

Apaches de Paname, Canne & Dragons et Schola Martis au Salon Fantastique, Octobre 2014 Apaches de Paname, Canne & Dragons et Schola Martis au Salon Fantastique, Octobre 2014

La foule en délire n’a plus eu d’autre choix que de céder à la tentation d’apprendre à se battre comme ces fiers apaches et autres caves; les badauds encore récalcitrants attirés par le décolleté, euh non, par les encouragements et la distribution de cannes d’Amélie !

Sous la férule de Xavier, Julien et Aurélien/Zippo, des dizaines (si si des dizaines) d’intéressés sont venus répéter position de garde, latéraux, brisés, croisés têtes, manipulations, saluts, voltes, parades et autres gestuels classiques de la canne de combat, et même de petits échanges. Étant donné notre nombre, nous avons pu circuler entre les groupes, ce qui était apprécié, tout en faisant attention à ce que les passants ne circulent pas trop près de ces cannistes d’un jour (ou de plus on espère !). Nous avons ainsi fait 2 séances d’initiation d’environ 20 minutes à la fin desquelles les nouveaux initiés pouvaient repartir avec leur canne gravée au nom des apaches, un joli prospectus avec toutes les informations importantes et un souvenir impérissable !

Apaches de Paname, Canne & Dragons, Schola Martis au Salon Fantastique - Octobre 2014 Apaches de Paname, Canne & Dragons, Schola Martis au Salon Fantastique - Octobre 2014

Ensuite, nous avons à nouveau fait une démonstration de nos talents, et à nouveaux de nombreuses initiations ont été faites, une première de canne de défense par Maël qui leur a appris quelques mouvements de bases et des clés de désarmements, puis une ultime initiation de canne de combat menée par Xavier et Zippo sur deux groupes différents étant donné le nombre de demandes. On a pu compter entre 70 et 90 initiations pour ce joyeux jour !

Après cette éprouvante session, nous avons « rapidement », ranger nos affaires et nous sommes regroupés pour organiser la suite : un quizz organisé par French Steampunk entrecoupé de démonstrations de canne sur fond musical :
De la canne de défense, avec Mael et Hellion/Loïc, de la cannepoeira entre filles, un combat de double canne chausson (Julien & Zippo/Aurelien), de la canne simple, du bâton (Julien / Philippe), un superbe combat de canne chap-hop entre Xavier et Philippe, et l’attaque injustifiée de Maël par les quatre apaches, mais le maître de défense a su les remettre à leur place !

Apaches de Paname, Canne & Dragons, Schola Martis au Salon Fantastique - Octobre 2014 Apaches de Paname, Canne & Dragons, Schola Martis au Salon Fantastique - Octobre 2014 Apaches de Paname, Canne & Dragons, Schola Martis au Salon Fantastique - Octobre 2014

Une photo de groupe au stand de French Steampunk pour finir la journée et rendez-vous le lendemain. (© Alexandre Ls)

Apaches de Paname, Canne & Dragons, Schola Martis au Salon Fantastique - Octobre 2014

Le dimanche, bien que moins ensoleillé et avec moins de participants a quand même été un succès pour nous, puisque nous avons réinvesti l’espace extérieur, et renouvelé les phases de démonstrations et d’initiations. Avec des plus petits groupes (une dizaine de personnes à chaque fois), ce qui nous a finalement semblé un nombre équilibré. Au total, nous avons effectué encore 4 séances d’initiations.
Et finalement, un sympathique debriefing autour d’un verre pour finir ce week-end, Steam Apaches et Lateral’s Creed mélangés !

BILAN :

Coté points positifs, les initiations ont été un succès, et au moins deux participants sont venus aux entraînements la semaine dernière. Deux facteurs semblent avoir joué: la distribution de canne à la fin de l’initiation, elles ont été appréciées, on a vu plein de cannes se balader dans le salon dès le samedi matin, ce qui signifie que les gens les ont ramenées le deuxième jour ! Donc, malgré le coût de cette distribution ça a été une vraie publicité sur le salon, et on espère que le fait d’avoir un objet « encombrant » chez soi va inciter les participants à en parler et à y penser. D’autre part, le fait d’alterner entre démonstrations, même relativement peu préparées, et initiations a probablement permis d’attirer les gens. Par exemple, le dimanche après midi, nous n’avons pas respecté d’ordre particulier, mais nous avons fonctionné sur le modèle de la capoeira, par « défi » dans une roda, si bien que nous avons pu nous faire plaisir en nous affrontant de façon ludique et montrer différentes pratiques au public. La meilleure configuration serait donc d’alterner des phase de démonstration si il y a peu de public, et de faire une initiation dès qu’il y a un nombre suffisant de personnes demandeuses.

L’affluence du samedi était vraiment plaisante, mais a généré un problème de nombres de participants aux initiations. L’expérience sur les trois jours nous a montré que des groupes d’une dizaine de personnes était l’idéal pour travailler, quitte à former plusieurs groupes de 10, si nous sommes suffisamment nombreux et si la place le permet. Les gens sont plus proches, ce qui évite de crier et permet d’avoir une meilleur attention sur chacun. Malgré tout, le fait que nous soyons relativement nombreux samedi a permis de compenser la situation en circulant entre les participants pour leur donner des conseils directement, ce qui semble avoir été apprécié.

Concernant les démonstrations, ont été particulièrement appréciés ce qui était « dynamique », par exemple, la double canne ou la canne chausson. A l’inverse, la canne-poeira pratiquée par des filles n’est peut être pas une bonne idée, car ça a pu donné l’impression que « les filles, ça tape pas »… La battle de canne chap-hop a eu du succès, de par l’esthétique bien sur, mais aussi parce que c’était « joué » et parce qu’on voyait le plaisir manifeste de Xavier et Philippe, et qu’ils ne se prennent pas au sérieux (malgré les prouesses réalisées). Durant la démonstration de samedi soir, le public (enfin, deux personnes du public) auraient aimé voir un combat plus classique de canne, peut être en tenue, ou avec un arbitre… Une autre recommandation est de faire attention à l’axe dans le quel on combat, afin de ne pas être dos au public.

Après cette expérience, il apparaît que l’entraînement aux démonstrations en cours est une voie à explorer, d’une part cela nous permettrait d’être prêt pour une démonstration de dernière minute sans trop de stress sur qui/quand/comment/quoi, et d’autre part, c’est une autre façon de pratiquer la canne qui peut être intéressante en soit (comment avoir un échange qui ressemble à un combat, rester face au public, apprendre à réagir à un lâcher de canne…).

Autre point plus aléatoire, cette fois ci nous avons eu la grande chance qu’il fasse beau les 3 jours du salon, et d’avoir de l’espace utilisable juste devant l’entrée, car les espaces prévu n’auraient pas du tout été adaptés. Même si c’est très difficile à prévoir, il est important de signaler expressément aux organisateurs que nous avons besoin de beaucoup d’espace, pour que ce soit agréable, efficace et non dangereux. A ce propos, étant dans un lieu de passage, nous avons dû être très vigilants à ce que les gens ne passent pas trop près des cannes en action. Apporter des plots visibles pour marquer une zone serait une bonne solution pour faciliter ce travail.

Dernier point soulevé : une question récurrente a été : « c’est où les cours? », il serait donc bien de noter les lieux des cours sur les prospectus.

Dans l’ensemble, ce fut un excellent we de canne ! FSP était ravi de notre participation et nous a même félicité pour nos costumes. Il semble que les initiations commencent déjà à porter leur fruits avec de nouveaux participants, et les cannistes sont repartis fourbus mais heureux !

~Céline

Plus de photos ? Pas de problème, parcourez donc :

notre galerie Flickr de l’événement

Sauf précision, toutes les photos ont été prises par William D que nous remercions particulièrement pour la qualité de son travail !